Territoire ancestral des Abénaquis/Fredericton — Malgré les promesses de faire les choses différemment, le gouvernement provincial, dans son nouveau budget 2025-2026, n’ose pas vraiment agir pour relever les défis environnementaux croissants que doit le relever Nouveau-Brunswick.
Nous reconnaissons que le gouvernement a dû surmonter cette année des défis économiques et financiers. Par contre, au lieu d’investir de façon plus avisée dans l’environnement, la province a réduit de 7 millions de dollars le financement du plan d’action contre le changement climatique, dont l’objet est d’aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre — tout en grossissant de 6,5 millions de dollars le financement pour les activités forestières et de 6 millions de dollars pour l’infrastructure minière.
« Ce budget est une occasion perdue », de dire M. Moe Qureshi, PhD, directeur de la politique et de la recherche sur le climat au Conseil de conservation. À une époque où les Néo-Brunswickois font face à des risques climatiques accrus, à des orages de plus en plus violents et à l’érosion des côtes, le gouvernement a encore une fois négligé d’investir dans les mesures nécessaires pour protéger nos collectivités et l’environnement. »
Mentionnons qu’il y a eu quelques mesures positives, notamment 8,7 millions de dollars d’augmentation du fonds provincial pour l’efficacité énergétique, qui aide à réduire la consommation et les coûts de l’énergie. Par contre, à défaut d’engagement plus ambitieux en matière d’action climatique, le Nouveau-Brunswick risque de traîner de l’arrière tandis que les collectivités continuent à affronter des menaces climatiques sans cesse plus graves.
Nous sommes déçus de voir que la province renouvelle cette année le financement pour les permis de pulvérisation de pesticides, malgré son engagement à mettre en œuvre les recommandations du Comité des changements climatiques et de l’intendance de l’environnement, notamment la recommandation visant l’étude d’une interdiction de la pulvérisation aérienne de pesticides.
Les autobus scolaires électriques — une façon efficace de réduire les émissions et les coûts de combustible — n’ont pas été mentionnés dans le budget, même si, nous l’espérons, un montant supplémentaire de 2 millions de dollars pour le transport scolaire pourrait appuyer l’engagement du gouvernement à l’électrification du parc d’autobus scolaires d’ici 2035.
Malheureusement, cette année, le Conseil de conservation n’a pas été invité à se joindre aux consultations pré-budgétaires privées avec le gouvernement, contrairement à ce qui se faisait par le passé. Nous espérons que, l’an prochain, nous participerons à ces pourparlers pour insister sur la nécessité de mesures décisives concernant les changements climatiques, la pureté de l’air et de l’eau, la protection des côtes et un juste passage aux énergies renouvelables.
« Nous savons que les défis actuels que la province doit relever sont de taille », de dire M. Qureshi. « Il n’en reste pas moins que les Néo-Brunswickois réclament encore un véritable leadership en matière d’environnement, et non pas les mêmes rengaines habituelles. »
Pour plus d’information, ou pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :
Corey Robichaud, directeur des communications, Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick | corey.robichaud@conservationcouncil.ca | 506-458-8747
Moe Qureshi, PhD, directeur de la politique et de la recherche sur le climat, Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick | moe.qureshi@conservationcouncil.ca | 506-458-8747